Karachi : la Justice pas l'intime conviction

Publié le par Sébastien Delsanne

« L’affaire Karachi » est une nouvelle fois la preuve de la dérive dangereuse de la presse et de l’opinion française.  Après l’affaire « Woerth » , qui tourne en eau de boudin, cette affaire vient à nouveau rappeler qu’il faut être prudent et laisser la justice faire. Une intime conviction ne fait pas une preuve , et d’ailleurs le seul endroit où elle était requise fut la Cour d’Assise, avant que la Cour Européenne des Droits de l’Homme n’oblige la justification des jugements . Or ici , aucune preuve, mais des intimes convictions sont le cœur même de ces affaires.

Sur l’affaire Karachi , personne ne peut contester que des rétro-commissions ont exister. Mais de la à dire que cela à financer la campagne d’Edouard Balladur il y a un abîme et que leur arrêts ont un lien avec l’attentat de Karachi en 2002 , alors il y a une galaxie et ce tant les contextes politiques  en France et au Pakistan sont considérablement différents entre 1995-1996 et 2002. Surtout qu’aucune preuve ne sous-tend ces dire .

Quand à la campagne de Balladur , la seule chose vérifiée c’est que les 4 rapporteurs du Conseil Constitutionnel ont déclaré de manière unanime que les comptes étaient non-valides, comme ceux de Jacques Chirac et que c’est sur l’ordre express du président de l’époque, Roland Dumas, que ces comptes furent validés.

Le rôle de la presse et des médias c’est de rapporter des informations, et la noblesses des journalistes c’est de vérifier ses sources . C’est une démarche crucial et primordiale pour garantir la crédibilité des faits .

A force de se baser sur des intimes convictions, par-dessus tout c’est la démocratie que l’on déforce. Alors , comme dans toute démocratie, c’est à la justice et à elle seule de faire la lumière sur des zones d’ombres , à dire la vérité (fusse-t-elle judiciaire).

 

Publicité

Publié dans Various

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
O
<br /> C'est vrai. Où sont les preuves ?<br /> Mais, c'est vrai aussi que lorsque les services secrets barrent la routequi conduit aux preuves, la tâche devient hardue.<br /> <br /> <br />
Répondre