Ne m'appelez plus mademoiselle!

Publié le par Sébastien Delsanne

Dites « mademoiselle » et vous penserez immédiatement à Coco Chanel qui l’incarna magnifiquement ou bien vous fredonnerez un air de la jeune star « Mademoiselle K ».

Mais voilà donc un mot barré d’un trait rouge. C’est la nouvelle campagne des mouvements féministes dont « osez le féminisme » avec un argument, cette fois, de poids : c’est discriminant.

Il est bien vrai que l’on ne donne pas aux hommes un titre particulier selon qu’ils sont où non marié.

A la vérité, il faut avouer, que l’utilisation du « mademoiselle » est dorénavant une pratique issue d’une coutume ancestrale et non une disposition légale. Néanmoins, cette pratique reste une discrimination et c’est d’ailleurs pour cela que des pays comme l’Angleterre ou l’Espagne l’ont abandonné.

Je dois avouer que personnellement je ne trouve pas cela péjoratif voir même que cela fait partie du charme de la langue, de la culture et de la tradition qui est la nôtre. Néanmoins, toujours prompt à voir tomber les discriminations, je ne m’offenserez pas de cette éventuelle disparition.

Toute cette affaire me rend comme même assez dubitatif. D’un côté l’on veut supprimer un mot du vocabulaire courant au prétexte de la lutte contre la discrimination et d’un autre l’on pose la discrimination comme principe « émancipateur ». Il y a là une opposition assez difficilement soutenable.

J’en veux pour preuve un autre combat féministe qu’est la parité dans les conseils d’administration ou dans les assemblées parlementaires.

Il s’agit bien là d’une discrimination basée sur le sexe, le critère premier de sélection étant celui-là. Viens alors cette grande invention qu’est la discrimination positive, posée en justification.

La discrimination est quelque chose de négatif, de néfaste, qui crée l’inégalité entre les individus. A ce propos ce n’est pas pour rien que dans les droits fondamentaux de l’Union Européenne est inscrite la lutte contre la discrimination et notamment parmis d'autres celle basée sur le sexe. Rien ne peux en effet justifier la discrimination et lui adjoindre le terme positif n’y change rien, c’est étymologiquement et intellectuellement un scandale. L’on essaye donc de repeindre en rose quelque chose de négatif pour le présenter comme argument soutenant une thèse qui n’est de toute façon pas acceptable.    

J’ajouterai que ce que certaines féministes reprochent aux hommes, c’est-à-dire d’être choisi d’abord selon leur sexe, elles tentent de le reproduire pour « leur sexe » en trouvant cela tout à fait normal.

Au fond, le féminisme est un combat assez dépassé, en ce qui concerne nos sociétés en tout cas. Le combat aujourd’hui c’est celui de la lutte contre les discriminations. Et pour reprendre l’exemple des quotas dans les conseils d’administration, il serait plus judicieux, plus égalitaire et tout simplement plus juste de sélectionner des individus selon leurs compétences et uniquement selon cela, peu importe leur sexe et peu importe la répartition des genres.

Revenons à nos moutons et de grâce ne m’appelez plus mademoiselle.

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Publié dans Société-Culture

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A
<br /> Bah écoute, si tu ne te rends même pas compte de l'énormité d'un tel propos, je ne peux vraiment rien faire pour toi. J'ai horreur de perdre mon temps.<br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Je ne vois pas où se trouve l'énorminté de mon point de vue.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> Le féminisme, un combat dépassé ? Mon pauvre, tu n'as vraiment rien compris ...<br /> <br /> C'est désespérant.<br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Et pourtant, je ne m'oppose pas à tout, la preuve!!<br /> <br /> <br /> Et bien, explique moi!<br /> <br /> <br /> <br />