Oui à la tolérance et à la laïcité , non au multiculturalisme.

Publié le par Sébastien Delsanne

Etre de gauche c’est être pour le progrès, pour l’égalité (et non l’égalitarisme) , pour le respect, pour la tolérance, pour l’égale dignité des individus (« l’égalité des conditions » chez Tocqueville) qui est un puissant moteur historique sans lequel des ajustements brusques peuvent être dramatiques.

André Malraux avait , avec une grande clairvoyance, déclarer que le « 21e siècle serait spirituel ou ne serait pas ». Aujourd’hui nous devons nous poser la question de la place de la spiritualité dans l’espace public. Mais également , nous devons nous interroger sur la culture européenne et sur la tolérance qui doit prévaloir dans notre société.

Il n’est faire injure à personne  de dire que l’Europe à des racines chrétiennes. C’est l’Histoire, c’est un fait. C’est grâce à l’Eglise que l’on a pu , après de nombreux siècles sombres, redécouvrir le droit romain. C’est encore l’Eglise qui fut, alors qu’il n’y avait plus rien, la seule institution politique du Moyen-Age et ce jusqu’à l’apparition des Etats-Nations. C’est au nom de la chrétienté que le sang à couler sur notre terre pendant près de deux siècles.

C’est encore face à l’Eglise qu’en 1905, la France a décidé une séparation stricte entre la République et l’Eglise. C’est la laïcité. En Belgique, depuis sa genèse, l’Etat est neutre.

Aujourd’hui, alors qu’une réforme institutionnelle profonde se dessine dans notre pays, il est souhaitable que la Belgique devienne un état laïc.

Cela veut dire d’une part que les ministres du culte (quels qu’ils soient) ne soient plus des fonctionnaires (c’est-à-dire qu’ils ne soient plus rémunérés par l’Etat) et d’autre part que sur l’espace public les signes religieux ostentatoires soient bannis.

En effet, chacun doit avoir le visage découvert dans la rue et ne pas porter d’habits (comme la burqa ou le voile) ou d’objets qui témoignent de l’appartenance à une religion.

Dans l’école publique ou dans l’administration, la confection des repas ne doit pas être guidée par des prescrits religieux.

Dans les piscines des heures spécifiques pour les femmes ne doivent pas être établies.

Dans les lieux de cultes, les ministres doivent faire leurs prêches dans l’une des trois langues nationales et non en latin, en arabe ou en hébreux.   Dire cela, ce n’est ni être raciste, ni être xénophobe, ni être antisémite. Dire cela , ce n’est pas incompatible ni avec la tolérance ni avec le respect.

J’ajoute qu’il n’est pas acceptable que des ministres du culte tiennent des propos qui vont à l’encontre de la sécurité sanitaire des individus, de la liberté de posséder son corps comme on l’entend, de faire sa vie comme on la souhaite.

En somme, l’espace public doit-être laïc et l’espace privé celui dans lequel la spiritualité peut se développer, s’exercer et s’épanouir.

Il faut aussi avoir le courage d’affirmer que le multiculturalisme est un échec.

En effet, le multiculturalisme est d’une part la négation de l’existence d’une et une seule culture européenne (des uses et coutumes)  dans laquelle toute personne étrangère doit s’intégrer et d’autre part parce que le multiculturalisme a affaiblit la primauté de la Loi.

Au nom du multiculturalisme des zones qui sont monoculturelles se sont crées et ou au fond petit à petit une loi parallèle s’est instaurée.

C’est inacceptable. C’est un échec. C’est l’inverse de ce que nous souhaitions, c’est-à-dire la mixité sociale.

Si nous arrivons à intégrer les populations étrangères, à éviter le communautarisme (qui est la négation de la démocratie et le berceau du populisme, de l’extrémisme et du fanatisme) , à empêcher au nom du multiculturalisme la création de zones mono culturelles,  nous arriverons à conjurer les menaces que font peser sur notre civilisation et sur notre culture les flux migratoires de plus en plus importants.

Si nous ne parvenons pas à faire cela, nous risquons une guerre civile larvée dans les décennies à venir. C’est cela l’enjeu.

A Bruxelles , c’est un défit majeur à relever. En effet, la capitale belge et européenne à la plus jeune et la plus importante population musulmane d’Europe. Dire cela, ce n’est stigmatiser personne. C’est une réalité tangible.

Nous devons rétablir la souveraineté absolue de notre système juridique. Il n’y a pas d’autres normes que celles adoptées démocratiquement par l’Etat.

C’est pourquoi, nous devons refuser catégoriquement l’instauration sur une partie, même infime, de notre territoire de la charria.

De même, nous ne pouvons jamais accepter qu’une personne anonyme envoi à la presse un message comme celui-ci « au nom d’Allah , dans un pays musulman tel que la Belgique, un homosexuel ne peut en aucun cas devenir Premier Ministre ». C’est une insulte impardonnable à l’Histoire de notre pays, à la démocratie et à la tolérance.

La tolérance , ce n’est pas tout laisser faire. Et au nom de la tolérance, chacun doit pouvoir exercer son culte librement dans la sphère privée et ce sans contraintes. C’est la liberté religieuse.

L’islam, ce n’est pas seulement une religion , c’est une culture, c’est une conception de la société bien au-delà de la pratique religieuse.

Nous devons permettre à la religion de s’exprimer librement dans la sphère privée mais nous devons également affirmer que la culture islamique doit s’intégrer, s’assimiler à la culture européenne et que la conception islamique de la société n’est pas notre conception de la société. 

Il nous faut recréer un Pacte social ou l’Etat sera laïc , ou la religion relève de la sphère privée, ou la tolérance et le respect de chacun seront garanti , ou le multiculturalisme n’a plus sa place et ou l’assimilation et l’intégration sont des principes clés.

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Publié dans Politique

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A
<br /> Tout à fait d'accord !<br /> <br /> <br />
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S
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