Egypte, voyages , ... : la Bétise française
La polémique sur l'aveuglement des services diplomatiques à propos de la révolution égyptienne, et plus précisément sur le fait qu'ils n'aient rien vu venir, n'est que française et elle revêt un trait ridicule dramatique. Il est dommage que la presse hexagonale passe un temps inouï sur celle-ci plutôt que sur l'Histoire (avec un grand H) qui s'écrit sous nos yeux ainsi que sur les changements profonds dans la société égyptienne (et arabe en générale) qui est entrée dans le post-islamisme nous faisant, par la même, basculer dans le post-11 septembre.
Certes, ils n'ont rien vu venir mais les services secrèts et l'armée américaine (qui a de nombreux intérêts dans la région) n'ont rien vu venir non plus. Le Mossad (les services secrets israéliens) qui surveillent pourtant de près tout ce qui se passent dans la région n'a également rien vu arrivé. Et même le régime d'Hosni Moubbarack , qui avait pourtout tous les moyens pour voir cette révolution naitre (police secrète efficasse et présente partout, ...) , a été incapable de la prévoir et de l'anticiper.
C'est d'ailleurs, à peu de choses près, identique pour la révolution du Jasmin en Tunisie.
Quant à la polémique sur d'une part le voyage privé de Michèle Alliot-Marie (et de son compagnon-Ministre Patrick Ollier) en Tunisie entre Noël et Nouvel An, et d'autre part le voyage , en partie payer par l'ex-raïs égyptienne, du Premier Ministre François Fillon à la même époique ,fait couler beaucoup d'encre et surtout un flot intule de parôles pour ne rien dire.
D'accord, comme l'a rappelé sur TF1 Nicolas Sarkozy, les temps ont changé mais c'est pratiques, peu vertueuses je l'admets, ont toujours existées en France , comme si elles étaient inhérentes à toute fonction exécutive.
Rappelons nous des voygages de Giscard d'Estaing en Centrafrique offerts grâcieusement par Bokassa qui n'ont fini par émoir qu'en 1981 au moment de la présidentielle ou encore des nombreux voyages en Egypte de Mitterand ou de Chirac offerts par Moubbourak. Bien sur, tous n'utilisaient pas ces pratiques comme le Général de Gaulle (qui payait l'électricité de son appartement de fonction à l'Elysée, il est le seul) ou de Lionel Jospin du temps ou il occupait Matignon.
Il est assez immorale de la part des journaliste de dénoncer ces pratiques en voulant laver plus blanc que blanc alors qu'eux-même (pas tous naturellement) en ont abusé et qu'ils se privent royalement de le dire.
Quel dommage d'avoir consacré autant de temps sur des sujets stériles et secondaires alors que l'Histoire est en marche en Tunisie, en Egypte et demain peut-être en Algérie, en Libye, en Syrie ou en Jordanie. Oh que la France est désolante ... !