What a world!
Il y a quelques semaines, on a pourtant déjà l’impression que c’était il y a très longtemps, au tout début de l’affaire DSK, la presse européenne continentale était vilipendée, traitée de ringarde au regard de la presse anglo-saxonne qui elle n’hésite pas à parler et à divulguer des informations sur la vie privée des personnalités publiques.
Mais depuis, le scandale des écoutes téléphoniques en Angleterre pratiquées par le « News of the World » est passé par là et bizarrement les pourfendeurs d’hier sont devenus défenseurs aujourd’hui.
Tout d’un coup, la qualité de l’information, le professionnalisme des journalistes et l’éthique journalistique qui prévaut dans les rédactions des journaux dit « sérieux », c’est-à-dire l’inverse des tabloïds, sont loués, vantés, vénérés presque.
Pourtant si quelques règles assez simple sont respectées, les lettres de noblesses de la presse ne sont pas ternies. Ainsi, un journaliste qui utilise des méthodes de criminels ou de délinquants pour obtenir un scoop n’est pas un journaliste mais un criminel, ce n’est pas de la recherche d’information, cela ne correspond pas à la volonté d’informer mais cela répond à une autre double volonté : celle de faire un profit maximum tout en nuisant volontairement à une personne. Une autre règle éthique qui est primordial c’est le respect de la vie privée des personnalités pourvu que d’une part des comportements dans celle-ci n’ont pas une incidence directe sur l’exercice de leurs fonctions et d’autre part qu’ils ne dévoilent pas volontairement leur vie privée c’est-à-dire qu’il la passe dans la sphère publique de leur propre gré.
J’ai aimé noté la différence de traitement des deux affaires précédemment citées par le « News of the Post » dont le propriétaire n’est autre que Roppert Murdoch. Au tout début de l’affaire DSK alors que rien n’était prouvé et que le poids du soupçon était écrasant , le journal l’a traité comme un coupable pendu de manière extrêmement virulente sur la place publico-médiatique. Mais quand il s’agit du scandale News Corps le ton est totalement différent et la clémence est de mise alors que là les faits reprochés sont tout à fait vérifié. L’impartialité journalistique des tabloïds est à ce prix-là.
L’autre grand sujet du moment est le sauvetage de la zone euro qui passe par le sauvetage de la Grèce à propos de laquelle le FMI tire ce 19 juillet la sonnette d’alarme.
Il serait comme même scandaleux que les Etats Européens, c’est-à-dire les citoyens, ont sauvés les banques mais seraient incapable de sauver un des leurs.
Alors oui, la Grèce est en grande partie responsable de ce qui lui arrive. Elle a vécu très longtemps largement au-dessus de ses moyens, elle a une bureaucratie (élément central d’un Etat-Nation légal rationnel ) gravement défaillante notamment en matière d’impôt, elle a truqué ses comptes publics, elle n’a pas effectué les réformes structurelles nécessaires. Tout cela est bien vrai, mais l’heure n’est pas à analyser le passé, l’heure est à sauver ce pays de la banqueroute, et par effet de ricochet éviter au reste de la zone euro de couler avec lui, et de l’obliger à mettre en œuvre des réformes structurelles profondes qui sont à moyen et à long terme la seule solution viable et durable pour Athènes.
La Zone euro connait aujourd’hui une crise systémique, cela ne veut absolument pas dire que cette zone monétaire (qui n’est pas encore optimale) va exploser ou imploser. Cela veut dire qu’il y aura un rééquilibrage du système et que des réformes essentielles doivent être mises en œuvre le plus rapidement possibles.
Ainsi, il nous faut arrêter de croire que l’on peut partager la même monnaie sans mettre en place un gouvernement économique européen qui dans le contexte mondiale du 21e siècle n’est pas une option mais une nécessité impérative. De plus, nous devons permettre à la BCE de prêter de l’argent aux Etats membres de l’eurozone ainsi que d’émettre des euros-obligations tout obligeant les Etats à adopter des politiques drastiques de réductions des déficits publics tout en les obligeant à respecter l’équilibre budgétaire. Enfin, il faut réformer les agences de notations et créer une agence de notation européenne.
Et puis il y a l’Hommage de la Nation française rendu aux Invalides aux 7 militaires morts en Afghanistan. La France, la Nation, la République était une, unie et digne, s’inclinant avec un profond respect devant les 7 dépouilles. La souffrance était grande, comment pourrait-il en être autrement.
Et puis, l’on peut comprendre l’exaspération des familles de militaires après 10 ans de guerre et sans un bilan réellement positif. Une guerre est toujours une défaite, la défaite aurait pu être moindre. A elle seule l’affirmation que les soldats français tombés en Afghanistan ne sont pas morts pour rien en dit l’on sur les questions et l’incertitude qui gagnent les esprits et ce jusqu’au sommet de l’Etat.
Il y a également cette affirmation du Président Sarkozy dans son éloge funèbre : « L'armée française, c'est l'expression la plus achevée de la continuité de la Nation française dans l'Histoire ». Face à cette tragédie, la France affirme son invincibilité, sa grandeur en plus de son unité et ce comme pour mieux tenter de pensées des plaies et des blessures de plus en plus douloureuses