L'alternance aux extrêmes
Le Parti Socialiste (qui « s’est remis au travail ») , Europe-Ecologie/Les Verts (qui viennent de fusionner), le Modem de François Bayrou , République Solidaire de Dominique de Villepin ont deux points communs : un antisarkozysme chevillé au corps et une absence de projet , capable de proposer aux français une alternative à la politique actuelle , l’antisarkozysme n’étant pas un projet. Ce vide explique le peu de crédibilité accordé à ces partis au niveau nationale et est tragique pour la démocratie.
Reste qu’aujourd’hui, pour les français , il existe deux projets d’alternance audibles et compréhensibles : celui du Front National (dont les projets et les thèses sont bien connues) et celui de Jean-Luc Mélanchon pour l’extrême gauche.
C’est bien la où réside le drame de la démocratie française : l’alternance n’est possible qu’aux extrêmes.
Si on y rajoute, le morcellement de la gauche (avec au moins et c’est un minimum 4 candidats probables en 2012 : le candidat socialiste, le candidat écologiste , Jean-Luc Mélanchon et Olivier Besancenot) et du centre (avec Bayrou, de Villepin , Borloo et Morin) , l’on comprend vite , qu’avec une droite en ordre de bataille, que la voie de la réelection de Nicolas Sarkozy est royale, à moins qu’un 21 avril à l’envers ne se produise.