Le PS est-il prêt à tout pour obtenir le 16?

Publié le par Sébastien Delsanne

L’on peut dorénavant se poser la question : jusqu’où le PS abaissera son pantalon pour accéder au pouvoir ? Jusqu’où est-il est prêt à aller ? Jusqu’à quel point se pervertira-t-il , vendra-t-il ses idées ?

Il est loin le temps des valeurs, du projet de société, de la volonté de construire une Belgique rénovée. Voici venu le temps de l’accession et de l’occupation au pouvoir. Alors pour cela , après un an le PS est prêt à tout pour y arriver et permettre à Elio de devenir Premier-Ministre.

Alors le PS vend ses valeurs, ses idéaux, refusent de s’opposer  au projet de loi sur le regroupement familiale , projet xénophobe, raciste, rétrograde, stigmatisant l’immigré (demain plus personne ne s’offusquera que l’on stigmatise le juif, l’homosexuel, l’ handicapé, l’Homme différent tout simplement ). Il a protesté très mollement aux propos inacceptables de Jacqueline Gallant et de Denis Ducarme (soutenus eux par le MR qui est de plus en plus populiste et xénophobe, mais aussi par le CD&V, la NVA , le Vlaams Belang, l’OPEN VLD : quelle belle brochette de démocrates). Cette attitude lamentable s’explique par la volonté de préserver un bon climat dans les négociations… (sic !)

Vient ensuite la sortie du pourtant brillant Paul Magnette (et probable futur président du PS)  sur le plateau de « Zevende Dag ». Le PS est prêt à faire des économies dans le secteur de la santé ! (sic !)

Je savais qu’un programme politique était un catalogue d’idées dont l’on ne voit que rarement la concrétisation , mais là il se transforme au mieux en paillasson au pire en papier wc.

Nous n’avons pas encore la fameuse note « Di Rupo » sur le socio-économique et l’institutionnel que l’on sait déjà que le PS lâche tout, s’apprête à tout brader pourvu qu’il forme un gouvernement et qu’Elio devienne Premier Ministre. On n’en a pas fini d’avoir des sueurs froides, des déconvenues et des angoisses.

Peuple de gauche , progressistes : sortez vos mouchoirs et pleurer !

Sans oublier ce fameux Elio. Si en 1999, il était le meilleur pour reprendre et redresser le PS, en 2011 il était temps qu’il laisse la place. Après avoir déjà fait modifier les statuts pour lui permettre un nouveau mandat après les deux statutairement prévu initialement, le voila qu’il récidive. C’est  vrai que quand l’on se compare à un « pape qui meurt sur le trône de Saint Pierre » il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Il n’en reste pas moins que sa réelection à un parfum de vote stalinien qui n’est point fait pour me plaire surtout quand l’on estime nécessaire de saluer l’élan démocratique avec 75% de taux d’abstention (sic !)

Il nous faut former un gouvernement mais pas à n’importe quel prix ! Pas au prix de sacrifier la santé, les valeurs, les francophones !

Que l’on aille chercher l’argent là ou il se trouve , que l’on fasse un accord institutionnel équilibré, que l’on équilibre nos comptes en faisant porté équitablement et justement l’effort oui ! Si Di Rupo est prêt a faire cela : alors je souhaite qu’il réussisse.

Et que diable, que l’on arrête de dire que le PS et la NVA doivent s’entendre ! Que l’on arrête de  tenter de rendre possible l’impossible ! La NVA est un parti nationaliste, extrémiste,  flamingant , intégriste, xénophobe, raciste et au passage à droite de la droite. On (les démocrates, les progressistes, …) ne pourra jamais s’entendre avec qu’eux ! Que l’on arrête cette simagrée. La démocratie ne veut pas que l’on négocie avec les extrémistes et la respecter c’est d’abord  être fidèle à ses valeurs, ses idéaux, ses principes.

Si l’avenir de la Belgique passe par le sacrifice des valeurs, des classes les plus fragilisées, de la classe moyenne, des francophones, de la solidarité interpersonnelle et intergénérationnelle : alors qu’on n’en finisse avec la Belgique.

Que le PS sache que s’il est prêt à tout pour occuper le 16 rue de la loi, alors il n’est plus que  l’ombre de lui-même, qu’il ne représente plus ceux qui lui ont accordé leur confiance et qu’il sache qu’il se prépare une défaite électorale retentissante parce qu’il aura perdu la confiance qui lui est accordé, parce qu’il ne sera plus crédible, parce qu’il aura été lâche et faible.

Publicité

Publié dans La crise belge

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article