La Belgique est morte! Vive la Belgique!
Cela fait donc 393 jours que les belges se sont rendus aux urnes, 13 mois qu’ils n’ont plus de gouvernement fédéral de plein d’exercice. Après tout ce temps, l’on aurait pu croire que le bout du tunnel était proche. Et bien non, il n’a jamais paru aussi loin. La crise n’a jamais été aussi profonde et le pays est quasiment entré dans une crise de « régime » .
Alors que la zone euro est au cœur du cyclone avec la crise de la dette souveraine, que notre système de pension doit-être réformé pour assurer sa pérennité, que des réformes structurelles majeures doivent-être adoptées, notre pays est dans l’impasse la plus totale.
La note Di Rupo
La note du formateur Elio Di Rupo constitue bien une base de discussion sérieuse en vue de la formation d’un gouvernement fédéral. Quelque soit le domaine (institutionnel, budgétaire, économique, social ou sociétale) elle est équilibrée, ni de gauche, ni de droite, ni pro ou anti flamande, ni pro ou anti francophone. C’est une note de compromis où chaque communauté, chaque partis trouvent son compte mais aussi doit concéder des sacrifices.
L’irresponsabilité de la N.VA …
Cette fameuse note est une pierre jetée dans le jardin du nationalisme flamand. Par essence, ne pouvait être acceptée car elle est dans son essence belge en ce qu’elle est bâtie et articulée autour de la notion de « compromis », notion à l’opposé de la volonté d’imposer unilatéralement une vision qui anime le mouvement flamand.
Néanmoins, 7 partis (PS, CDH, ECOLO, MR, OPEN VLD, SP.A , GROEN !) l’ont accepté. La NVA l’a refusée. Cette attitude est irresponsable et scandaleuse mais elle correspond parfaitement à leur logique de fond : démontrer qu’il est dorénavant impossible de gouverner la Belgique.
Quant aux CD&V , le 7 juillet 2011 à signifier la mort de la démocratie chrétienne flamande. Cet ancien grand parti tellement tétanisé par sa débacle électorale de 2010 a choisi de se coller parfaitement sur la position de la NVA. Il serait opportum et utile que les membres de ce parti décident une fois pour toutes d’intégrer totalement le parti de Bart de Wever. Ils sont aujourd’hui aux antipodes de la grandeur et du sens de l’Etat qui les ont animés pendant près de 180 ans.
… et la perte de raison flamande
Après un an d’échec, imputable exclusivement à la NVA qui prend le pays en otage et qui nuit à la prospérité de chaque belge, qui travaille contre les indépendants, les PME , les entreprises, les travailleurs et les flamands eux-mêmes, on pourrait raisonnablement pensé qu’elle serait sanctionner dans les sondages.
Nouvelle déception , l’attitude de la N. VA lui apporte un succès irraisonné dans l’opinion publique flamande. Un nouveau sondage leur attribue près de 40% des suffrages si les élections législatives devaient avoir lui dimanche prochain.
Déjà dans la configuration actuelle, plus de 50% des flamands souhaitent l’indépendance si l’on additionne les résultats des élections de juin 2010 des partis qui la prône (NVA , Vlaams Belang et Lijst De Decker).
Dans de tels conditions, il faut avoir le courage et la lucidité de regarder les choses en face.
Prendre en charge notre avenir
Il faut en effet dire les choses clairement : la Belgique tel qu’on la connait et qu’on l’aime est cliniquement morte. Il n’est plus possible de trouver le moindre terrain d’entente avec la Flandre. Même le Roi, dernier ciment national, ne sait même plus à quel Saint se vouer.
Les francophones de Wallonie et de Bruxelles doivent prendre leur destin en main. Se préparer à l’indépendance, à une Belgique résiduelle. Nous ne devons pas avoir peur, nous ne devons pas agir avec tiédeur.
80% des francophones pensent de plus en plus à cette option, nous devons la mettre dorénavant en œuvre car c’est la seule solution pour assurer l’avenir et la prospérité de la population.
Il faut dès à présent dire à la Flandre qu’elle peut prendre son indépendance, qu’on ne la retient pas mais que Bruxelles est et restera francophone, qu’elle ne sera jamais rattaché à la Flandres et que les francophones de la périphérie ont des droits inaliénables.
Il est plus que temps d’en finir avec ce pays qui ne tient plus , qui n’a plus ni sens, ni intérêt et qui n’apporte plus aucune valeur ajoutée. Il est devenu un enfer.
Il convient donc de négocier dès à présent sa partition.
L’inutilité de nouvelles élections
De nouvelles élections fédérales ne serviraient à rien et ne résoudraient aucuns problèmes. Les élus de 2010 ont reçu des responsabilités qu’ils ont sollicités, ils doivent à présent les prendre et apporter des réponses aux gravissimes problèmes de ce pays.