DSK : la fin d'un rêve présidentiel

Publié le par Sébastien Delsanne

La nouvelle de l’inculpation de DSK ce dimanche aux Etats-Unis a fait l’effet en France d’une bombe, d’un séisme, d’un coup de tonnerre.

Sur l’affaire proprement dite, une seule chose est à dire, à souligner : comme n’importe quel citoyen vivant dans un pays démocratique il doit bénéficier de la présomption d’innocence. Ce principe doit transcender tout les commentaires et positions prisent sur le fond de l’affaire et appelle à la plus grande prudence ainsi qu’à la retenue. La justice américaine doit faire son travail dans la sérénité, attendons les résultats de l’enquête calmement.

Cela ne nous empêche pas de dire quelques mots sur les conséquences politique que cette malheureuse affaire a dès à présent sur la vie politique française d’abord.

Il est clair, il ne faut pas se voiler la face, que cette affaire ruine tout espoir de candidature de DSK à la primaire socialiste en vue de la prochaine présidentielle. Et ce peu importe les scénarios à l’exception de l’abandon des charges par la justice américaine, ce qui est  quasiment un illusoire rêve.

Cela a donc pour conséquence de rebattre les cartes à gauche et singulièrement au Parti Socialiste ou François Hollande devient un peu plus un candidat crédible et de premier plan et ou Martine Aubry, en vertu du « pacte de Marrakech » devrait se présenter. Mais le pire danger que doit affronter dorénavant ce parti après l’élimination de fait de DSK est la course à la division, aux petites phrases et le retour aux égos surdimensionnés.

Néanmoins , rappelons que personne ne sait si DSK aurait été candidat , il n’était jusqu’à présent qu’un mirage dans le paysage politique français. Ces amis à Paris le disait prêt à franchir le rubicon alors que ces amis américains et collaborateurs au FMI souhaitaient qu’il reste jusqu’à la fin de son mandat.

N’oublions  pas tout de même que nous sommes à un an de la présidentielle, et que malgré les sondages rien n’était gagné, plié d’avance. Jamais dans l’histoire de la 5e République, un candidat (a fortiori virtuel) donné vainqueur à un an de l’échéance n’a été élu et parfois même n’a été présent au second tour. Pensons à Lionel Jospin où à Edouard Balladur.

En tout état de cause, cette affaire n'est pas nécessairement une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy. D'abord parce qu'elle arrive beaucouo "trop tot" pour avoir un impact direct sur l'élection présidentielle elle-même et d'autre part parce que DSK était un candidat "moins dangereux" que François Hollande par exemple. Enfin, parce que le FN claironera à profusion que c'est Nicolas Sarkozy qui l'a fait nommé au FMI.

 

Enfin, dans cette affaire, l’on ne peut écarter deux hypothèses : d’une part qu’il s’agisse comme l’affirme certains que c’est un coup monté, un attentat politique qui viserait plus à le dégommer du FMI qu’à l’empêcher d’être candidat à la présidentielle et d’autre part qu’il soit effectivement coupable des crimes qu’on lui reproche et ce même si il plaide non coupable.

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Publié dans Présidentielles 2012

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