La Belgique: mort clinique dû au populisme

Publié le par Sébastien Delsanne

Après 123 jours de négociations, avec la même irresponsabilité que celle de l'OPEN VLD en avril dernier, la NVA a débranché hier la prise. Mettant tout au presque à la poubelle.

 

Sur la forme d'abord, le parti flamingant à montrer qu'il ne respectait même pas les uses et coutumes de la maison Belgique, c'est dire comme elle ne la respecte pas.

 

Sur le fond, la NVA a montrer comme l'on le pensais depuis longtemps qu'elle était incapable de conclure un accord politique équilibré, elle a montrer toute l'étendue de son irresponsabilité et il est désormais aussi limpide que de l'eau de roche que ce parti veut démontrer par A+B que la Belgique est ingouvernable, ingérable.

 

La Belgique dont l'on parle c'est en fait l'addition de 2 espaces publics totalement différents, de deux espaces politiques que tout opposes : l'un ancré à gauche prechant la solidarité, la justice et le respect de l'environnement tout en batissant la renaissance économique ; l'autre ancré à droite malade du populisme avec une carte politique extrêment éparpilée. Il n'y a donc pas de démocratie belge mais une démocratie flamande et une démocratie wallonne.

 

Ces deux démocraties, issues de la seconde modernité (seconde période qui débute à la fin du 17e siècle et au début du 18e siècles ou les hommes décident de créer une démocratie) est , contrairement à la démocratie antique, privée de racines , de fondements, d'héritage. Cette carrence originel est parfaitement visible aujourd'hui .

 

Plus grave encore, personne n'ose appliquer l'article 35 de la Constitution (inséré en 1993) parce personne ne sait ce que l'on veut encore faire ensemble, mais tout le monde sait ce que l'on ne veut plus faire ensemble et la les sujets sont nombreux.

 

Pour couronner le tout, nous n'avons plus d'hommes politiques capable de créer une nouvelle maison, de gérer le bien commun pour autant qu'il y ait encore un bien commun (beaucoup pensent à raison qu'il y a un bien commun "flamand"' et un bien commun "francophone").

 

Après 3 ans de crises politques, nous arrivons donc a une crise de régime dont on ne peut se sortir que par une séparation des entités composant le plat pays de Brel.

 

En attendant , pour continuer à alimenter cette Belgique en mort clinique, il faut donner au gouvernement fédéral en affaires courrantes plus de moyens pour agir le temps (sans doute long) de négocier la fin du pays. A moins , que la Flandre ne déclare son indépendance.

 

 

 

 

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Publié dans La crise belge

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